C’était en 1993 à Madrid, pendant un dîner chez des amis. Hasard du plan de table ou stratégie de mes hôtes, je mangeais en face d’un des 2 895 “niños de Rusia”, ces fils et filles de républicains espagnols emmené·e·s en URSS pour les arracher à la guerre civile.
Le consentement de Galatée peut être lu comme un conte, une fable ou une autofiction. Ce récit combinant narration, journal, lettres et encres de chine met en présence un artiste, Pygmalion, et sa muse, Galatée.
Des tonnelles de vigne vierge, des façades aux « fenêtres sans cris », des platanes méditatifs aux vieilles mains de feuilles mortes... Couchée au pied de Sainte-Victoire, Pourrières roussit ou bien blanchoie, transpire ou se les gèle, selon la lumière des saisons. Indifférente aux gloires qui pourraient la guetter. Un peu comme, en Ardennes, Charleville-Mézières.
La notion d’âme n’est donc pas religieuse. L’âme ne survit pas à la mort du corps. Quel est son rôle ? L’âme fait que le corps soit le corps d’une personne. L’âme de Pierre anime le corps de Pierre, elle fait que le corps de Pierre n’est pas le corps de Paul. À la mort de Pierre, le corps de Pierre est privé de son âme. Le cadavre de Pierre est sans âme, contrairement à l’opinion des chrétiens pour qui l’âme, étant immortelle, survit à notre mort. (...)